TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / DECEMBRE 2021

Quand les inquiétudes et les tensions restent vives, au-delà de cette crise sanitaire dont on ne voit pas la fin, les élus ont un rôle essentiel à jouer pour apporter davantage de sérénité et de confiance en l’avenir, notamment pour l’éducation des jeunes. Pour cela, il est indispensable de s’appuyer sur la participation du plus grand nombre et d’éviter le décalage entre les belles paroles de ceux qui décident et la réalité vécue par la population.

Nous recueillons régulièrement l’incompréhension et parfois la lassitude d’habitants en attente d’une réponse de la mairie ou découvrant une décision prise les concernant, sans en avoir été informés. Certes, la municipalité ne peut pas tout régler. Mais la moindre des choses est de répondre aux habitants et de donner les moyens aux services municipaux de mieux les accompagner.

Le maire communique beaucoup pour donner une impression de mouvement. Mais de nombreux dossiers sont traités dans le plus grand secret et les instances démocratiques ont disparu (conseils de quartier), se réunissent peu (commissions municipales) ou ne font la plupart du temps, comme en Conseil municipal, que valider des décisions déjà prises.

On nous présente des dossiers très incomplets. Nos demandes de précisions ou de documents restent souvent sans réponse. Soit c’est une forme de mépris, soit la municipalité à des choses à cacher. Cette façon de procéder n’est pas saine.

Jean-Louis Berland, Nadia Meneceur, Abou Niang

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / NOVEMBRE 2021

La majorité municipale nous accuse souvent de pratiquer une opposition systématique. Pourtant, lors du Conseil municipal du 30 septembre 2021, notre groupe a fait cinq propositions qui ont toutes été rejetées.

1/ Au lieu de simplement transformer un poste d’ASVP en poste de policier municipal, créer un poste de policier municipal et 2 postes d’ASVP, puisqu’il n’y a plus qu’un seul agent en activité dans ce service. REFUS !

2/ Fixer 1 200 € brut la rémunération des 4 agents recenseurs, au lieu de 1 117,50 € attribués depuis 2018. REFUS !

3/ Attribuer à chacun des 7 élus de l’opposition une indemnité mensuelle de base de 38,89 € brut, alors que les indemnités de base des élus de la majorité sont les suivantes : conseiller municipal, 97,82 € ; adjoint au maire, 861,50 €, maire, 2 528,11 €. REFUS !

4/ Verser aux associations caritatives les 48 091,68 € servant à majorer sur un an les indemnités des élus de la majorité, qui au total s’élèvent donc chaque mois à 112,61 € pour chacun des 17 conseillers municipaux, 1 163,03 € pour chacun des 8 adjoints au maire et 3 873,84 € pour le maire. REFUS !

5/ Demander à l’État de participer au financement pour élargir les horaires d’ouverture des accueils périscolaires, comme le prévoit le plan du gouvernement sur la prévention et la lutte contre les violences. REFUS !

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / OCTOBRE 2021

Les avis de taxes foncières pour 2021 viennent d’arriver. La note est très « salée ».

Au niveau communal, le taux est désormais de 39,14%. A la part communale déjà augmentée de 11,23% en 2009 et de 15% en 2016, s’ajoute la part départementale qui elle aussi avait déjà progressé de 29% en 2016. Au niveau de l’agglomération, le taux qui était nul passe à 2,90 %.

A cela s’ajoute une nouvelle hausse du taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères qui passe de 8,06% à 10,48%. Les locataires vont aussi retrouver cette augmentation dans leurs charges.

A noter également un prélèvement pour la société du Grand Paris qui, à part octroyer une indemnité supplémentaire à quelques élu-e-s, n’a pas grande utilité pour notre vie quotidienne. Enfin, l’État fait payer des frais de gestion qui passe de 108 € à 124 €.

Cette année, environ 80% des Saint-Michellois sont totalement exonérés de la taxe d’habitation. Les 20 % de foyers restants bénéficient d’une diminution progressive jusqu’à la suppression définitive dans 2 ans. Mais comme souvent, ce petit cadeau de l’État est vite submergé par les multiples hausses du gaz, de l’électricité, de l’essence, des assurances… etc.

Après 18 mois de crise sanitaire, marquée notamment par des fins de contrat et du chômage partiel, la situation de beaucoup de foyers Saint-Michellois est dégradée.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / SEPTEMBRE 2021

A la rédaction de ce texte (12 août) les incertitudes demeurent sur l’évolution de la crise sanitaire. Après 18 mois de deuils, d’éloignements, de précarité accrue et de cafouillages, les restrictions imposées font craindre une société encore plus fracturée. S’il faut raison garder, l’urgence doit toujours être au déploiement de beaucoup plus de moyens pour les hôpitaux, la qualité des soins et la recherche médicale, plutôt que d’enrichir les actionnaires des firmes pharmaceutiques.

Au niveau local, nous restons très préoccupés par les tensions qui règnent. Si les affrontements imbéciles entre bandes rivales ne sont pas nouveaux, le niveau de violence atteint avec notamment la mort en juillet d’un Saint-Michellois de 19 ans, est insupportable. Nous avons tous une part de responsabilité à exercer. Si la situation s’est dégradée, chacun doit humblement reconnaître que c’est sans doute aussi parce que les actions menées jusqu’à présent sont insuffisantes et peut-être inadaptées. Les dispositifs d’éducation, de prévention, d’insertion des jeunes et de soutien à la parentalité doivent être sérieusement évalués et discutés. Une troisième année scolaire ne peut pas être sacrifiée. Des sessions de rattrapage doivent être organisées, des enseignants, des éducateurs, des médiateurs doivent être recrutés, mieux formés, davantage écoutés et respectés. Au-delà des mots, le « vivre ensemble » nécessite également la reconstitution de liens sociaux et d’implications citoyennes.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / JUILLET 2021

Le budget de la ville a présenté un excédent de 4 050 501,90 € en 2020. Ce résultat confirme que la hausse importante des taux d’impôts locaux en 2016 n’était pas justifiée.

La ville a encaissé 18 298 878,26 € d’impôts et taxes en 2020. 600 000 € de plus que ce qui était prévu. Pour la 2e année, le bailleur Plurial Novilia n’a pas demandé à bénéficier de l’exonération de sa taxe foncière (plus de 300 000 €) pour les 600 logements acquis en 2018 au Bois des Roches. Les locataires doivent trouver une partie de cette dépense dans les charges, toujours importantes, qu’ils doivent payer.

La municipalité a présenté 170 375,02 € de dépenses liées à la situation sanitaire et 491 000 € de pertes de recettes du fait de la fermeture de différents équipements et activités municipales en 2020. Pendant la même période, les charges de fonctionnement ont baissé d’environ 1,2 M€. Le solde est donc positif de plus de 500 000 €.

La municipalité poursuit le paiement des montants contestés des charges pour la copropriété du centre commercial Grand Bois : 224 391,30 € en 2020, 20% de plus qu’en 2019.

Avec les excédents et les corrections des approximations lors du vote du budget 2021, en décembre dernier, le budget total de la ville est porté à près de 52 M€. 900 000 € ont été mis en réserves en « dépenses imprévues ». Nous aurions préféré que cette somme soit utilisée pour renforcer les actions de prévention et de soutien éducatif en direction des jeunes.

service de l’intérêt général.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / JUIN 2021

L’évolution de la situation sanitaire doit permettre au cours du mois de juin une levée progressive de diverses contraintes et restrictions à nos libertés. L’aggravation, depuis un an, des situations précaires, nécessite en urgence des réponses fortes et durables. Les dossiers locaux, mis entre parenthèse, doivent pouvoir être aborder, en toute transparence.

- Le rapport sur l’analyse des besoins sociaux à produire par le CCAS doit déboucher sur des actions concrètes et efficaces.

- Après une année scolaire très perturbée et des tensions importantes, les moyens doivent être renforcés pour la réussite scolaire de tous et enrichir le vivre ensemble.

- La publication des études menées dans le cadre du dispositif « action cœur de ville » doit apporter des précisions sur l’avenir de la galerie marchande du centre commercial.

- Les avis émis par les habitants sur le projet du pôle gare doivent être intégrés pour définir des aménagements préservant davantage piétons et cyclistes.

- Les locaux municipaux à l’abandon (ex bibliothèque, avenue St Saëns et ex maison des associations, rue de la Noue Rousseau) doivent enfin être réhabilités pour accueillir de nouvelles activités.

- L’attribution des permis de construire et les autorisations de division de parcelles doivent préserver un cadre de vie respectueux du patrimoine architectural et végétal.

Nous restons disponibles pour apporter nos réflexions et propositions, au service de l’intérêt général.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / MAI 2021

Lors du Conseil municipal du 25 mars 2021, nous avons voté contre la prorogation du bail à construction concernant l’EHPAD des Grouettes.

En janvier 1993, la commune, propriétaire des terrains situés au 8-10 rue des Grouettes a signé un bail à construction pour une durée de 34 ans avec Essonne Habitat pour la réalisation de la Maison de retraite. En avril 1998, la durée du bail a été allongé jusqu’en octobre 2031. Le 20 juillet 2020, Essonne Habitat a signé une promesse de cession de l’EHPAD des Grouettes à la SA d’HLM Axentia. Suite à cet achat, Axentia a émis le souhait d’allonger la durée du bail de 21 années supplémentaires, soit une nouvelle date d’expiration au 31 décembre 2052.

Des chiffres différents (entre 150 000 € et 200 000 € par an) nous ont été transmis sur le nouveau loyer de l’EHPAD que doit payer le CCAS à Axentia. Le coût exact est exorbitant dans la durée. Outre le fait que rien ne semble obliger la ville à accepter cette prorogation du bail, nous ne comprenons pas l’intérêt pour notre commune de payer 21 ans de loyers supplémentaires, jusqu’en 2052 alors qu’elle devait devenir automatiquement propriétaire de l’EHPAD en 2031.

Compte-tenu des enjeux financiers et sociaux, nous avons interpellé le maire par écrit le 29 mars en demandant communication de l’ensemble des documents se rapportant à ce dossier.

En 2021, le déficit prévisionnel de l’EHPAD est évalué à 225 297,41 €.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / AVRIL 2021

Il y a un an, lors des élections municipales, le programme que nous vous avons présenté insistait sur trois aspects : réduire la pression fiscale, améliorer le service public, assurer la transparence à travers une charte éthique. Fidèles à nos engagements, nos positions sont claires.

- Nous sommes opposés à toute nouvelle augmentation de la taxe foncière. Le taux de cet impôt a déjà été augmenté trois fois : + 11,23 % en 2009, puis + 15% en 2016 sur la part communale ; + 29% en 2016 sur la part départementale. Si l’agglomération a besoin de nouvelles ressources fiscales, qu’elle se tourne d’abord vers des grosses entreprises, comme Amazon qui bénéficie d’importantes exonérations fiscales, alors que ses profits ont été multipliés depuis la crise sanitaire.

- Nous sommes opposés à l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Son taux a déjà été augmenté quatre fois au cours des deux derniers mandats. Pourtant la fréquence des passages a été réduite, la collecte à domicile du verre a été supprimée et l’enlèvement des encombrants nécessite un rendez-vous en secteur pavillonnaire. Les habitants ne sont pas responsables de la gestion calamiteuse du syndicat intercommunal SIREDOM, dénoncée par la Chambre régionale des comptes. Celle-ci recommande de « suspendre le versement des indemnités aux membres du comité syndical jusqu’à rétablissement des comptes ». C’est ce qu’il faut commencer à faire.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / MARS 2021

Au-delà des conséquences économiques et sociales générées par la gestion de la crise sanitaire, la question éducative est préoccupante. Toute une génération subit une vie scolaire perturbée, avec, pour beaucoup, précarité et dépression accrues. Malgré les efforts déployés par les enseignants, les éducateurs et les parents, des retards sont pris dans l’acquisition des savoirs, accentuant parfois un décrochage important. Il est donc urgent de renforcer le soutien scolaire et de créer pour la prochaine rentrée des postes supplémentaires pour limiter les effectifs par classe. Nous nous félicitons du vote unanime du Conseil municipal pour la création d’un nouveau collège.

Nous venons d’apprendre que :

- le Syndicat de collecte et de traitement de nos ordures ménagères (Siredom) a 43 millions de « dettes certaines » et 11 millions de « risques contentieux à faire financer ».

- l’EHPAD des Grouettes présente pour 2021 un déficit prévisionnel de 225 297,41 €.

- Cœur d’Essonne Agglomération recherche 15 millions d’€ pour équilibrer son budget.

L’impact de la crise sanitaire est très marginal dans ces dégradations. Ces situations sont le résultat de mauvais choix depuis plusieurs années. Les habitants n’en sont pas responsables. Nous refusons qu’on impose des hausses de taxes et d’impôts ou des réductions de services, sans rechercher d’autres alternatives. Ça mériterait un référendum, non ?

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / FEVRIER 2021

Depuis près d’un an, nous vivons des bouleversements rythmés par une gestion chaotique de la crise sanitaire. En remettant ce texte le 15 janvier, nous ne savons pas quelle sera la situation lorsque vous lirez celui-ci. Il est laborieux de se projeter individuellement et beaucoup de projets collectifs sont à l’arrêt. Notre quotidien va rester déterminé, plusieurs mois encore, par des contraintes et des restrictions.

L’aggravation de la précarité est préoccupante : les dispositifs sociaux restent insuffisants, les fins de contrat s’accentuent, les petits boulots se raréfient, les dépôts de bilan s’accumulent. L’isolement et la solitude font mal. Si des protocoles doivent être appliqués pour préserver la santé de chacun, ils ne doivent pas remettre en cause nos libertés, ni la fraternité du vivre ensemble.

Sans vie associative, culturelle ou sportive, sans échanges de savoirs, sans transparence et sans débats, nous risquons de sombrer dans une dépression sociale et économique dont nous ne percevons pas encore tous les effets délétères.

Les urgences sont multiples. Il faut y répondre de manière humaine et durable en y associant les habitants pour rester connectés, au-delà du virtuel.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / JANVIER 2021

La majorité municipale a décidé de réduire notre petit espace d’expression dans ce journal, payé par tous les contribuables Saint-Michellois. Il est donc difficile en quelques lignes de développer ici des réflexions et des propositions argumentées. Cependant nous considérons qu’il est important de continuer à porter nos analyses et nos idées à la connaissance des habitants.

Nous vous invitons donc à vous abonner gratuitement à notre newsletter Flash-Hebdo pour recevoir ainsi chaque semaine les informations que nous souhaitons partager avec vous sur les dossiers municipaux et intercommunaux.

Pour cela écrivez-nous à stmichel.encommun@gmail.com

Par ailleurs, vous pouvez consulter sans modération notre page Facebook 

www.facebook.com/saintmichelencommun

notre site http://stmichelencommun.fr/

ainsi que le blog www.jeanlouisberland.fr

Pour ceux qui préfèrent lire une version "papier", appelez le 06 15 22 46 02 pour recevoir chaque mois dans votre boite aux lettres St-Michel/infos-citoyens.

Mais surtout, n’hésitez pas à nous solliciter pour toute question concernant votre vie quotidienne. Nous gardons intacte notre volonté d’être à l’écoute et au service des Saint-Michellois.

Nous vous souhaitons et formulons sincèrement pour chacun une bonne et chaleureuse année 2021.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / décembre 2020

Au moment où nous écrivons ce texte, la situation sanitaire semble s’améliorer. Mais les conséquences demeurent inquiétantes et parfois même dramatiques (dépôts de bilan, chômage, précarité, décrochage scolaire, liens sociaux rompus…).

La communication de la municipalité se veut rassurante : « On s’occupe de tout. Tout va bien, la ville poursuit son développement harmonieux et paisible ». Nos interrogations (commerces en difficulté, agressions et violences, bâtiments communaux inoccupés…) restent souvent sans réponse. La majorité a tendance à considérer que, comme nous sommes minoritaires, nous n’avons qu’à acquiescer ou nous taire.

Notre conception de la démocratie et de l’intérêt général au service des habitants est différente. Les décisions sont meilleures et la mise en œuvre des actions est plus efficace lorsque les solutions sont recherchées à travers un dialogue respectueux. A la différence des élus de la majorité, nous ne percevons aucune indemnité. Cela ne nous empêche pas de travailler sur les dossiers, d’être à l’écoute de la population, de formuler des propositions et d’émettre des avis. Ainsi lors du Conseil municipal du 17 novembre :

- quand 221 904,29 € de créances sont classées irrécouvrables, nous sommes dubitatifs sur l’importance de la somme,

- quand les pertes de recettes engendrées par la crise sanitaire sont estimées à plus de 490 000 €, nous demandons le montant des dépenses qui parallèlement n’ont pas été effectuées,

- quand 300 000 € d’études nouvelles sur la redynamisation du centre commercial sont projetées en 2021, nous souhaitons connaître les résultats des précédentes,

- quand des projets d’acquisitions foncières sont prévus pour 290 000 €, nous voulons avoir des précisions,

- quand une convention avec l’agglomération sur l’instruction des autorisations d’urbanisme prévoit une évaluation annuelle, nous la sollicitons.

Ces quelques exemples agacent beaucoup la majorité municipale, alors que dans la plupart des autres villes, ces aspects sont traités avec sérénité et courtoisie.

Pour conclure, nous espérons sincèrement que vous pourrez tous passer d’agréables fêtes de fin d’année.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / novembre 2020

Samuel Faty, professeur d’histoire-géographie, a été assassiné le 16 octobre 2020 pour avoir montré en classe des caricatures à l’occasion d’un cours d’enseignement moral et civique sur la liberté d’expression. Nous n’avons pas de mots assez forts pour exprimer l’horreur que nous inspire cet acte ignoble. Les enseignants doivent pouvoir aborder les différents sujets du programme en classe en utilisant les supports pédagogiques qui leur paraissent pertinents sans avoir à craindre des représailles, et encore moins des menaces sur leurs vies.

À travers ce professeur, c’est l’école, son rôle d’éveil des conscience, l’apprentissage de l’esprit critique, la laïcité qui sont visés. Une fois encore, cet acte terroriste horrible, abusivement commis au nom de l’islam, nous met au défi en s’attaquant à l’ambition d’une école commune donnant à tous les jeunes les moyens de maîtriser leur avenir. Face aux intégrismes fanatiques notre réponse doit être ferme et résolue, sans stigmatisation vers aucune religion, dans le respect de la laïcité et sans alimenter les machines à haïr.

C’est par une politique ambitieuse d’éducation que nous ferons reculer les périls obscurantistes et garantirons nos libertés. Pour cela il faut des moyens bien plus importants, des classes moins chargées, des formations de qualité et des enseignants respectés et soutenus par leur hiérarchie.

Répondre à la hauteur de ce crime, c’est aussi engager une politique de justice sociale et d’égalité réelle entre les citoyens, de développement des services publics, de perspectives d’emploi pour la jeunesse, de lutte contre les discriminations, le racisme qui mine le vivre-ensemble et la ghettoïsation de certains quartiers. C’est également par une nouvelle démocratie, donnant effectivement les moyens au peuple dans toute sa diversité de construire son avenir, que nous combattrons le plus efficacement ce terrorisme.

Égalité pour tous, Liberté consolidée, la Fraternité sera plus forte que le rejet de l’autre.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / octobre 2020

 

Bénévolement engagés au service des habitants, nous sommes déterminés à agir pour un meilleur vivre ensemble participatif et un développement écologique et social harmonieux de notre ville. Pragmatiques et rigoureux, nous ne nous situons pas en opposition systématique avec la majorité municipale. Nous privilégions au contraire le dialogue et une démarche constructive.

Au cours du précédent mandat, notre groupe a voté près de 70% des délibérations proposées par la municipalité. Quand nous abstenons, c’est qu’il nous manque des éléments pour apprécier objectivement la pertinence des dossiers.

Nous sommes force de propositions alternatives, notamment en matière budgétaire, pour diminuer les taux d’impôts, refuser la majoration des indemnités versées aux élus de la majorité, limiter certaines dépenses de communication ou refuser de payer les charges exorbitantes de copropriété du centre commercial. Quand nous proposons la révision du Plan local d’urbanisme, c’est que nous estimons nécessaire de stopper le bétonnage, d’élargir les trottoirs, de créer des pistes cyclables et de préserver davantage les espaces verts.

Depuis 1983, la composition des conseils municipaux n’est plus monolithique. Tous les électeurs, quelles que soient leurs sensibilités, sont représentés. C’est le fondement même de la démocratie. Toutes les opinions peuvent ainsi librement s’exprimer. Et les décisions prises sont bien meilleures lorsqu’elles se nourrissent des avis et réflexions de tous.

Nous regrettons la décision du maire d’écarter notre groupe de différentes instances (CCAS, Caisse des écoles…), le refus de nous transmettre des documents demandés (organigramme des services municipaux, compte-rendu d’un CHSCT, d’un Conseil d’établissement du Conservatoire…), l’absence de réponses aux questions posées par courriels ou lors des réunions.

Nous continuerons à exercer sereinement ce mandat en étudiant sérieusement les dossiers et en rendant compte de notre action, à l’écoute des habitants.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / septembre 2020

 

Nous vous souhaitons une bonne rentrée, malgré les inquiétudes qui planent au moment où nous écrivons ce texte (21 août).

La canicule a de nouveau frappé. Preuve supplémentaire que le réchauffement climatique se poursuit faute de réelles mesures écologiques. Au niveau local, il faut stopper l’extension du bétonnage pour au contraire développer espaces verts et plantations.

Les incertitudes demeurent sur l’évolution de la crise sanitaire. Personne ne peut dire encore s’il y aura un rebond de la pandémie. Les « experts » se contredisent, les gouvernants tâtonnent, les interdits infantilisant la population se multiplient. Pour la sécurité de tous, une cohérence des règles est indispensable. L’heure n’est plus à la surconsommation, la flexibilité et la compétitivité. Relocalisons et recentrons l’activité économique sur des besoins essentiels et durables, renforçons les services publics de préventions, de santé, de transports collectifs, d’énergie, d’eau et de gestion des déchets, limitons à 20 élèves par classe les effectifs des écoles maternelles au lycée, innovons pour maintenir la vie sociale, culturelle et sportive…

Au niveau local, les gesticulations médiatiques doivent faire place à l’établissement d’un plan global concerté. Au-delà de la mobilisation importante des agents communaux et des adaptations mises en œuvre depuis le confinement, la municipalité doit anticiper davantage pour bâtir un avenir résilient, sobre et solidaire.

Nous sommes toujours en attente d’un bilan quantitatif et financier sur la distribution, la répartition et le stock de masques mis à disposition des habitants. Les moyens humains doivent être renforcés pour le maintien à domicile des personnes âgées, les accueils périscolaires et les dispositifs de soutien scolaire.

La situation de la maison de retraite des Grouettes est tendue. Le résultat comptable 2019 est déficitaire de 180 181,35 €. Lors du Conseil d’Administration du CCAS du 9 juillet, la majorité municipale a fait voter un état prévisionnel pour 2020 avec un nouveau déficit de 126 011,12 €. Des mesures doivent être prises pour maintenir le statut public et autonome de cet établissement.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / juillet 2020


Quatre remarques suite au Conseil municipal du 10 juin 2020 :

- Le résultat d’exécution du compte administratif 2019 de la commune est excédentaire : 4 116 091,12 €. Cela confirme, une nouvelle fois, que la forte hausse des taux d’impôts locaux en 2016 n’était pas justifiée.

- Pour le vote du budget supplémentaire 2020, nécessaire suite au vote précipité du budget en décembre dernier, nous nous attendions à des dispositions très concrètes prenant en compte les conséquences des trois mois de crise sanitaire et donnant des perspectives nouvelles. La droite a simplement affecté un crédit de 400 000 € en « dépense imprévues ». Nous avons proposé, en vain, d’engager dès maintenant une bifurcation écologique radicale et un nouveau contrat social pour notamment amortir les chocs de la précarité accrue, du chômage de masse, de l’accompagnement du vieillissement de la population et de la déscolarisation des plus jeunes. Nous restons disponibles pour y travailler.

- Toutes les listes ayant obtenues plus de 5% des suffrages exprimés sont représentées au sein des conseils municipaux. Le mode de scrutin donne une prime importante à la liste arrivée en tête. Ainsi dans notre ville, avec 18,33% des électeurs inscrits, la liste de droite dispose de 26 élu-e-s sur 33. La majorité peut ainsi faire aisément prévaloir ses choix. Nous souhaitons simplement faire entendre la voix et les intérêts des Saint Michellois pour le bien commun. C’est visiblement trop pour la droite locale qui a décidé de nous exclure du Conseil d’administration du Centre communal d’action sociale et du Comité de la Caisse des écoles. Dans ces deux instances importantes, nous demandions 1 représentant pour chacun des deux groupes d’opposition, la droite disposant d’une large majorité avec 5 sièges.

- Nous avons voté contre la majoration importante des indemnités que se sont octroyées le maire, ses 8 adjoints et 16 conseillers municipaux. A leur place, nous nous serions contentés des indemnités de base. Nous exercerons ce mandat bénévolement en lien direct avec tous les habitants, bien au-delà des cadres institutionnels si peu représentatifs.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / juin 2020

Depuis plus deux mois, nous vivons sous un régime d’état d’urgence sanitaire très particulier. Face à la pandémie trois constats s’additionnent : des mensonges gouvernementaux, l’incapacité des dirigeants de l’État à agir efficacement pour la santé de tous et la mise entre parenthèse de la vie démocratique.

Nos pensées vont d’abord aux victimes du covid-19, à leurs proches et à celles et ceux qui se battent encore pour rester en vie.

Nous réaffirmons notre solidarité active envers tous les exclus, les précaires, les personnes les plus vulnérables dont la vie a été et est encore rendue plus rude, sans que l’on sache de quoi elle sera faite demain.

Nous renouvelons nos remerciements à toutes celles et ceux, qui, souvent dénigrés ces dernières années, ont su faire face. Au premier rang, les personnels soignants courageux, efficaces et dévoués, mais aussi tous ceux, ambulanciers, pompiers, éboueurs, caissières, livreurs, enseignants, fonctionnaires et bien d’autres, qui ont permis au pays de rester debout.

A tous les échelons, une assise démocratique et populaire est indispensable. Les élections doivent se dérouler de manière universelle, libre et sincère. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi le Président de la République n’a pas stoppé, avant le premier tour, le processus électoral, comme l’avait proposé dès janvier l’ex-ministre de la santé.

Chacun doit faire preuve d’humilité. Les élus des trois listes qui composent le Conseil municipal n’ont totalisé ensemble que 4 147 voix, 33,42 % des électeurs inscrits. La liste dite "majoritaire", même avec 26 élus sur 33, ne représente que 18,33 % des électeurs inscrits.

Disponibles pour agir au service de l’intérêt général et du bien commun, nous avons répondu présents, les rares fois où la municipalité a bien voulu nous solliciter ces dernières semaines. Pour ce nouveau mandat, nous voterons les délibérations utiles pour les habitants. Nous serons vigilants sur l’utilisation de l’argent public. Le cas échéant, nous argumenterons notre opposition en proposant des alternatives et en restant à l’écoute des Saint-Michellois.

TRIBUNE LIBRE

Saint-Michel-ma-Ville / avril 2020


L'élection municipale du 15 mars nous semble assez dérisoire face à la crise sanitaire majeure que nous connaissons. Le risque épidémique considérable du COVID-19 qui s’est propagé aurait dû conduire le Président de la République à stopper ce processus électoral, comme l’avait proposé dès le mois de janvier l’ex-ministre de la santé.
En appeler à la responsabilité de chaque citoyen est indispensable. Mais pour que toute la Nation s’engage, il faut que la sincérité soit totale. Les élus, à tous les niveaux, doivent dire la vérité. La transparence doit être complète en cette période difficile, notamment sur les données qui fondent les choix du gouvernement et les applications concrètes des mesures qui seront prises à cet effet et ce à tous les échelons, y compris communal.
Toute notre attention et notre soutien sont dirigés vers les personnels hospitaliers et tout le secteur médical. Un soutien d'autant plus nécessaire que les politiques menées depuis plusieurs années ont provoqué beaucoup de dégâts. Ceux-ci ont été accentués par le gouvernement Macron qui s’est acharné à affaiblir l’hôpital et à détruire les bases de notre protection sociale. Bizarrement, on trouve très vite de l’argent pour empêcher la faillite des entreprises. Il le faut. Mais il est nécessaire aussi que davantage de moyens soient dégagés pour la santé publique, la recherche médicale et le maintien des revenus des plus précaires.

Nous remercions les 844 Saint Michellois qui ont pu se déplacer pour voter pour notre liste. Nous prenons acte de la réélection de la droite, soutenue par la République en Marche. La très faible participation appelle tous les élus à la modestie.
Nous voterons toutes les délibérations qui iront dans le bon sens. Inversement nous  argumenterons notre opposition en développant des alternatives, à l’écoute des habitants et au service de l’intérêt général.
Faces aux urgences sanitaires, sociales, écologiques, éducatives et civiques, les élus locaux ont une grande responsabilité. Tout au long de ce nouveau mandat, nous serons vigilants sur les décisions prises et l’utilisation de l’argent public.